| Abstract: | En Afrique, ainsi qu'en certains pays d'Asie, on s'aperçoit que s'étendent simultanément la pratique religieuse et la ritualisation du politique. Ce dernier phénomène résulte la plupart du temps d'une décision délibérée d'Etats jeunes qui souhaitent, par ce moyen, construire la nation, légitimer leur pouvoir et mobiliser les citoyens. Mais il semble aussi que cette ritualisation croisse en même temps que deux variables, pas toujours indépendantes l'une de l'autre: la militarisation des régimes politiques, leur marxisation ou leur caractère proche du communisme pris pour modèle. Une telle corrélation hypothétique est suggérée ici à travers des exemples qui progressent du rite traditionnel de la palabre, à retentissement politique, jusqu'au dramatique rite des 'purges' de Sékou Touré, en passant par les réunions de quartiers, les tournées de chefs, et le sacre d'un empereur (Bokassa). Bibliogr. |