| Previous page | New search |
The free AfricaBib App for Android is available here
Periodical article |
| Title: | Le travail forcé en Afrique occidentale française (1900-1946) |
| Author: | Fall, Babacar |
| Year: | 1993 |
| Periodical: | Civilisations |
| Volume: | 41 |
| Issue: | 1-2 |
| Pages: | 329-336 |
| Language: | French |
| Geographic terms: | French-speaking Africa West Africa France |
| Subjects: | colonialism forced labour |
| External link: | https://journals.openedition.org/civilisations/1717 |
| Abstract: | Dans la première moitié du 20e siècle, la question sociale en Afrique occidentale française est restée dominée par le régime du travail forcé, reflet de l'interventionnisme de l'État colonial dans le processus de mobilisation de la main-d'oeuvre indigène. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, la pression du Bureau international du travail conduit la France à élaborer une réglementation des formes de recrutement par voie de force. La conférence de Genève de 1930 a repéré cinq formes de travail forcé en vigueur dans les colonies, qui furent toutes condamnées en tant que solution à la question de la main-d'oeuvre fondée sur la coercition. Dénoncé comme une forme arriérée et anti-économique de mobilisation du travail indigène, le travail forcé n'a pas moins survécu au-delà de 1946. Ce paradoxe ne s'explique qu'en relation avec la logique de l'exploitation coloniale et la prépondérance d'une certaine conception de l'autochtone comme simple outil de travail. Jusqu'en 1936, le retard dans le développement de l'agitation anticoloniale a favorisé le maintien durable des abus et limité la nature des réactions des travailleurs forcés. Entre 1937 et 1945 le développement de la conscience s'est manifesté sous la forme de luttes organisées contre les employeurs. La première véritable réforme du travail forcé a été entreprise notamment avec la nomination de François de Coppet comme gouverneur général de l'AOF, le 8 août 1936. Rés. en anglais. |