| Abstract: | Depuis 1980 le Cameroun a réorienté sa politique de population et opté pour une limitation des naissances qui devrait permettre, malgré la baisse de la mortalité, une diminution du taux d'accroissement naturel, évalué actuellement à 2,9 pour cent par an. Or, dans le contexte socio-culturel du pays on peut s'interroger sur les chances de succès de cette politique de maîtrise de la fécondité. S'agissant des pesanteurs, elles peuvent être envisagées en amont: institutions et moyens mis en place pour communiquer et faire passer le message gouvernemental - les médias, les institutions sanitaires, les écoles et les associations, les leaders d'opinion -, et en aval, à savoir les sous-ensembles à 'convertir' - les hommes, les femmes, les jeunes. Bien qu'à première vue les freins à la promotion de la limitation des naissances apparaissent plus nombreux que les atouts, il semble cependant que les conditions d'une prise en charge démographique et économique de la société par elle-même se profilent. L'État providence a vécu, le débat d'idée s'instaure, la famille-assurance redéfinit les modalités de la solidarité, la compétition pour le mieux-être exige de plus en plus l'engagement individuel. Bibliogr. |