| Abstract: | Prônant une soumission paulinienne à l'autorité, les nombreuses Églises nouvelles (millénaristes, pentecôtistes, etc.) qui essaiment au Ghana, nées de façon indépendante ou par scissiparité des Églises historiques, ne produisent pas de contre-discours et sont portés à faire allégeance au pouvoir en place. La collaboration des nouvelles Églises avec le pouvoir Rawlings peut être sériée en deux catégories: d'abord, ils partagent le même Verbe. Lors de son premier coup d'État en juin 1979, le capitaine d'aviation (devenu entre-temps lieutenant) Rawlings prônait une 'révolution morale' et émaillait ses discours de références à Marcus Garvey, à Frantz Fanon, et surtout à la Bible. Ensuite, les nouvelles Églises participent effectivement au pouvoir par divers canaux. Leur rôle dans le récent processus démocratique est pratiquement inexistant. Elles sont créées pour répondre à des logiques autres que proprement politiques. Notes, réf., rés. en anglais et en français (p. 7). |