| Abstract: | Situées au sud-ouest de la colonie de Haute-Volta (actuel Burkina Faso), les régions de Poura et de Gaoua sont connues depuis la période précoloniale pour leurs gisements d'or. À la période coloniale, les prospections et découvertes dans ces deux régions mobilisent à la fois les administrateurs, les géologues, les industriels et les marchands français. Une société minière, mettant en rapport des populations rurales avec des technologies modernes, s'installe à Poura en vue de l'extraction industrielle. Un programme, reposant sur une large participation des populations, est entrepris à Gaoua en vue de redynamiser l'orpaillage et de contrôler le circuit de commercialisation. Les exemples de Poura et Gaoua de 1925 à 1960 font ressortir les facteurs qui rendent impossible le décollage de l'exploitation coloniale de l'or. La stratégie de l'exploitation industrielle à Poura est perturbée par des facteurs d'orde technique et humain: difficultés de maintenance de l'unité industrielle, manque de personnel qualifié, tendance de la main-d'oeuvre africaine à retourner dans les champs à la saison pluvieuse. À Gaoua, l'action de contrôle de l'activité aurifère est ralentie par l'insécurité des décennies précédant la Seconde Guerre mondiale, et la persistance du système économique traditionnel. Notes, réf. |