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Periodical article |
| Title: | Un planteur sans État peut-il encore être un planteur? |
| Author: | Janin, Pierre |
| Year: | 1996 |
| Periodical: | Politique africaine |
| Issue: | 62 |
| Pages: | 45-56 |
| Language: | French |
| Geographic term: | Cameroon |
| Subjects: | cash crops plantations |
| Abstract: | L'analyse des mutations récentes des économies familiales de plantation cacaoyère (pays béti) et caféière (pays bamiléké) au Cameroun, liées notamment à l'abolition du système de cultures de rente et à l'introduction du marché, sert de base à une réflexion plus large sur la contribution nationale et la reproduction de l'État. Les cultures de rente ont eu un rôle déterminant dans la stabilisation socioculturelle et l'unification spatiale du Cameroun. Compte tenu du rôle géopolitique des cultures d'exportation, on peut s'étonner de la faible place accordée au petit planteur sur l'échiquier politique camerounais. Il n'est véritablement représenté par aucun syndicat ou parti. Hier assistés et ponctionnés par des sociétés d'intervention omniprésentes, aujourd'hui livrés sans protection à la violence du marché par le retrait de l'État, les planteurs n'en restent pas moins les vrais piliers du Cameroun. Pourront-ils toutefois perdurer en tant que catégorie sociale? Le marché risque de réduire le planteur à la condition de producteur prolétarisé toujours plus marginalisé sur le marché mondial. Il ne peut donc se passer de l'État et ce dernier ne peut survivre sans les planteurs. Notes, réf., rés. en français et en anglais (p. 162). |