| Abstract: | La filière cacao en Côte d'Ivoire connaît en 1996 une réorganisation profonde, au moment où la production de fèves atteint des niveaux historiques (1,2 Mt environ). La réforme de la filière, en cours depuis septembre 1995, tend à rééquilibrer des comptes financiers macroéconomiques mais elle tend également à instituer une autre logique menant à responsabiliser davantage les différents intervenants en leur donnant plus de pouvoirs, dans un cadre réglementaire défini. Un premier acquis de la réforme est le désengagement de la Caistab (Caisse de stabilisation) dans le commerce intérieur du cacao. Les réformes portant sur l'exportation sont en cours de mise en application. Cependant, pour améliorer la rémunération du paysan, des réformes en profondeur allant au-delà de la filière cacao sont nécessaires. Il faudrait d'abord une réforme foncière donnant un titre de propriété au planteur. Il faudrait aussi mettre en place un autre mécanisme de financement. Le GVC (groupement à vocation commerciale), intermédiaire entre le planteur et la Sogepag (Société de gestion des produits agricoles), pourrait détenir la fonction de 'banquier' s'il avait un statut juridique qui le lui permettait. Cet examen de la réforme de la filière cacao est suivi d'une interview du ministre ivoirien chargé des matières premières, Guy-Alain Auze. |