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Periodical article |
| Title: | Les conséquences de la dévaluation du franc CFA |
| Author: | Alibert, Jacques |
| Year: | 1997 |
| Periodical: | Revue juridique et politique: indépendance et coopération |
| Volume: | 51 |
| Issue: | 3 |
| Pages: | 251-266 |
| Language: | French |
| Geographic terms: | French-speaking Africa Subsaharan Africa |
| Subject: | devaluation |
| Abstract: | La dévaluation de cinquante pour cent du franc CFA par rapport au franc français décidée en janvier 1994 fut plus opportune que nuisible, tous intérêts confondus. Cette dévaluation s'inscrivait dans une politique d'ajustement structurel et était nécessaire pour réussir l'ajustement selon le FMI et la Banque mondiale. Les États africains concernés ont manifesté une grande solidarité sur le plan politique en acceptant un taux unique de dévaluation et ont montré une volonté d'intégration régionale, qui a débouché sur la création de l'Union économique et monétaire de l'Afrique de l'Ouest (UEMOA) le 10 janvier 1994, et de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) en mars. Quant aux conséquences macro-économiques de la dévaluation, en Côte d'Ivoire, au Sénégal et au Cameroun, dès fin 1996, l'inflation était maîtrisée. Le choc de la dévaluation a été salutaire sur l'évolution des prix à la production et à l'exportation et la balance des paiements s'est améliorée: de moins 39 Mds CFA à plus 772 Mds CFA en zone UEMOA, et de moins 557 Mds CFA à moins 398 Mds CFA en zone BEAC (Banque des États de l'Afrique centrale). Les déficits budgétaires ont diminué au Sénégal, au Mali, au Burkina Faso, au Cameroun, au Congo, et le Gabon a connu un excédent. Si le Niger a échoué, la grande réussite est la Côte d'Ivoire. (Cet article a été publié également dans: Mondes et cultures, t. 57/58, no. 2-4/1 (1997/98), p. 86-101.) |