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Periodical article Periodical article Leiden University catalogue Leiden University catalogue WorldCat catalogue WorldCat
Title:Armée ivoirienne: le refus du déclassement
Author:Kieffer, Guy-AndréISNI
Year:2000
Periodical:Politique africaine
Issue:78
Pages:26-44
Language:French
Geographic term:Ivory Coast - Côte d'Ivoire
Subjects:coups d'état
1999
civil-military relations
External link:https://www.cairn.info/load_pdf.php?ID_ARTICLE=POLAF_078_0026
Abstract:Le putsch de décembre 1999 en Côte d'Ivoire a surpris la plupart des observateurs, qui n'avaient pas mesuré combien les frustrations de l'armée s'étaient accumulées au cours des années précédentes. Fondé sur des entretiens avec des protagonistes, le présent article montre l'origine des revendications corporatistes de sous-officiers qui ont dégénéré en mutinerie, et en quoi le putsch constitue un coup de force hors normes et marqué de paradoxes. Les militaires, sous Houphouët-Boigny, revendiquaient au nom de l'armée un droit d'initiative dans la gestion du pays. Houphouët-Boigny avait compris la tension entre société civile et militaire et avait permis l'implication progressive du personnel militaire dans l'administration. Progressivement écartée par les technocrates, l'armée a dû, en particulier sous le premier ministre Ouattara, servir de supplétif à des forces de police mal équipées et mal entraînées pour contrôler des manifestations politiques ou des mouvements sociaux ou estudiantins. Les militaires étaient finalement mis à l'écart par le régime Bédié, et c'est alors que le dérapage s'est produit. Cet article dégage les caractéristiques des contestataires. Leur critique de l'ordre social se caractérise par une absence totale de référence à une idéologie particulière. La majorité des sous-officiers et officiers de rang intermédiaire sont originaires des régions de l'ouest, du nord-ouest et du nord du pays. Le groupe akan, à une seule exception, n'y est pas représenté. Leur participation au contingent ivoirien de la Mission des Nations unies en République centrafricaine a permis une prise de conscience des risques liés aux dérives du régime Bédié. Dans le corps des officiers putschistes, les motivations apparaissent très largement différentes. Il existe une profonde solidarité entre ceux-ci. Cependant, l'unanimité ne règne pas au sein du Comité national de salut public (au gouvernement depuis la mi-mai 2000). Une partie du corps des officiers supérieurs supporte de moins en moins d'être soumise au contrôle de sous-officiers subalternes. La question de la place des jeunes mutins dans la hiérarchie militaire reste posée. Notes, réf., rés. en anglais (p. 222).
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