| Abstract: | La liberté de religion, considérée comme l'une des données importantes d'identification des groupes humains et des individus, est expressément énoncée dans les textes au plan national et international. Le Cameroun a lui aussi adhéré au principe de la liberté de religion tel que consacré par les décrets internationaux. Or, l'important arsenal organique n'a pas généré un contentieux considérable. On peut le constater lorsqu'on essaye de recenser les décisions rendues en cette matière par les juges camerounais. L'explication d'une telle situation est qu'il existe en droit et en fait des facteurs hétérogènes qui ne favorisent pas l'intervention du juge. Le contentieux n'a pas abouti en général à la protection effective de cette liberté, que ce soit devant le juge administratif, le juge judiciaire ou le juge militaire. Il faut noter parmi les raisons l'éloignement des juridictions, la complexité de la procédure, le coût de la justice. Des facteurs culturels jouent en outre un rôle, comme la méconnaissance du droit en vigueur, la méfiance à l'égard de la justice de l'État, et la préférence accordée par les citoyens à des modes plus traditionnels du règlement des conflits. Notes, réf., rés. en français et en anglais (p. 258). |