| Abstract: | Depuis septembre 2002 les prix du café se redressent. Mais ils demeurent faibles et l'ont été durant de si nombreuses années que cela a laissé des traces profondes tant au niveau des producteurs que des consommateurs. Ce dossier sur le café traite tout d'abord du marché et présente ensuite le point de vue de l'économiste Mélèdje Énock Grah de l'Organisation interafricaine du café (OIAC). La crise de l'accord international et les politiques de libéralisation des filières ont radicalement modifié la physionomie de la filière caféière en Afrique. La faiblesse historique des cours a non seulement affecté la filière mais a touché tout le monde rural. Grah suggère des pistes pour le redressement du secteur. Il préconise entre autres d'améliorer la qualité du café exporté et de développer la consommation africaine. Après une interview de Bernard Ruyant, président de la société française Fichaut et Spriet, qui rappelle que le café africain est peu compétitif mais que le potentiel est là, le dossier passe en revue la situation de la filière caféière dans plusieurs pays africains: la Côte d'Ivoire, l'Éthiopie, le Kenya, Madagascar, le Cameroun, l'Ouganda, la Tanzanie et la Zambie. D'importantes réformes sont en cours, par exemple les autorités caféières se tournent vers les cafés haut de gamme, tel que le café bio. En ce qui concerne la recherche: la recherche caféière du Cirad se décline autour de deux axes centraux: la gestion durable des exploitations fondée sur la rentabilité de la culture et la préservation de l'écosystème; la qualité du café. [Résumé ASC Leiden] |