| Abstract: | La traite des esclaves dans l'océan Indien est un fait plus que millénaire, facteur de fracture mais élément du 'continuum culturel'. Bourbon, l'actuelle île de la Réunion, déserte au XVIIe siècle, en reçoit l'essentiel de son peuplement avant que le relais ne soit pris par l'engagisme. Environ 80 000 esclaves, originaires pour la plupart dÁfrique et de Madagascar, arrivent dans l'île avant 1817, année d'interdiction de la traite. Celle-ci se poursuit de façon clandestine: quelque 50 000 captifs débarquent entre 1817 et 1835 et, peut-être, quelques milliers de plus jusqu'en 1848. La traite dans l'océan Indien ruine-t-elle ceux qui s'y livrent? Est-elle dangereuse pour les acheteurs? Impose-t-elle des souffrances intolérables à ses victimes? Les énigmes restent nombreuses en raison des ruses des négriers et des destructions involontaires et volontaires d'archives. Sujet longtemps tabou, la traite illégale relève d'une 'histoire du silence' en cours d'édification. Notes, réf., rés. en français et en anglais. [Résumé extrait de la revue] |