| Abstract: | Les volumes modestes du commerce maritime africain ne permettent pas aux armateurs de bénéficier d'économies d'échelles. Aux infrastructures portuaires peu compétitives s'ajoute le mauvais état des routes et des chemins de fer qui freine l'écoulement des marchandises. Pour Gary Crook, chef de la section transport à la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement, l'Afrique doit 'rééxaminer l'efficience de ses infrastructures portuaires'. Le secteur privé a pris une place prépondérante dans le financement des infrastructures portuaires. Le 'hub' représente un rêve commun. Une dizaine de ports africains sont sur le point de s'engager dans des travaux de grande envergure; les délais sont cependant très longs. À ce sujet il est question entre autres des cas du port autonome de Dakar (Sénégal), d'Abidjan (Côte d'Ivoire), de Cotonou (Bénin), de Tema et Takoradi (Ghana), de Lomé (Togo), des autorités portuaires du Nigeria, de Douala (Cameroun), de Pointe Noire (Congo-Brazzaville), de Durban et Port-Elizabeth (Afrique du Sud), d'Aïn Soukhna (Égypte), de Tanger (Maroc). La crise ivoirienne a des conséquences sur les pays enclavés d'Afrique de l'Ouest. Dans l'océan Indien, le port franc de l'île Maurice vise à devenir un 'hub' régional. Les projets de développement de Maurice sont abordés dans un entretien avec Sunil Goreeba (Mauritius Freeport Authority). Dans un contexte de libéralisation et de globalisation, les opérateurs portuaires se regroupent en consortium pour faire face aux investissements toujours plus importants. Le dossier se clôt sur un entretien avec Yves Perrin, directeur général de l'armement français Delmas (groupe Bolloré). [Résumé ASC Leiden] |