| Abstract: | La population de l'archipel des Comores est un microcosme ethnique d'origines diverses. Aussi est-il difficile de définir une identité comorienne. En général, les Comoriens se considèrent comme des noirs, mais ceux qui ont le teint clair, comme des Arabes. Cet article relève des paradoxes, comme le fait que l'idée d'être arabe est à mettre en relation avec la maîtrise de la langue française, alors que la langue arabe devrait représenter la plus haute valeur. Mais la langue française est depuis la colonisation la langue de l'administration, du pouvoir. Le comorien est une langue bantoue, parente du swahili. Connaître la langue arabe est le souhait de tout Comorien. Si l'école coranique traditionnelle contribue à créer chez le jeune Comorien un sentiment d'identité arabe, il reste que cet enseignement n'atteint que des résultats limités. Même sous des formes modernisées, comme grâce à l'éducation dispensée par les 'collèges islamiques' (mâhadi l-islami), l'identité arabe se manifeste plutôt comme un désir d'arabité, qui a de la peine à trouver les moyens de se réaliser. Notes. [Résumé ASC Leiden] |