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Periodical article Periodical article Leiden University catalogue Leiden University catalogue WorldCat catalogue WorldCat
Title:La Côte d'Ivoire ou l'échiquier des énigmes
Author:Laloupo, FrancisISNI
Year:2004
Periodical:Géopolitique africaine
Issue:13
Pages:175-188
Language:French
Geographic terms:Ivory Coast - Côte d'Ivoire
France
Subjects:political stability
civil wars
foreign policy
Abstract:La crise politique et armée en Côte d'Ivoire a donné lieu à une succession de rebondisssements, de coups de théâtre, mais elle est aussi riche de multiples enseignements. Depuis la tentative de coup d'État le 19 septembre 2002 qui a été repoussée, une rébellion se fait jour dans le nord du pays, reprenant à son compte une revendication initiale: la démission du président Laurent Gbagbo et l'instauration d'un 'ordre politique nouveau'. Il reste beaucoup de questions sur le Mouvement patriotique de la Côte d'Ivoire (MPCI) de Guillaume Soro, composé de soldats dissidents de l'armée. La rébellion du MPCI est assimilée à celle d'un groupe d'étrangers ou 'allogènes', les étrangers burkinabé et d'autres habitants de Côte d'Ivoire originaires de pays ouest-africains. Voici venue l'heure de la chasse aux étrangers. Le processus d'insertion de la France dans la crise est une autre énigme aujourd'hui encore non résolue. La situation ivoirienne met en lumière aussi bien les capacités des pays de la sous-région à mettre en application des mécanismes spécifiques de résolution de crise que les limites 'politiques' de la CEDEAO. La faiblesse de l'État ivoirien a fini de renforcer l'assurance de ses agresseurs. En réponse, l'État a recours à des méthodes dangereuses: manipulation de l'opinion, complaisance des pulsions extrémistes et xénophobes, recours à la terreur par des escadrons de la mort, etc. Après la signature des accords de Marcoussis, le 24 janvier 2003, on assiste à une longue période de bras de fer politique entre le pouvoir et les rebelles, qui dénoncent le revirement de Gbagbo sur ces accords. Durant l'année 2003, Gbagbo a procédé à un achat massif d'armes de guerre: il n'a pas renoncé à écraser la rébellion. En participant au gouvernement d'union, les ex-rebelles prenaient le risque d'une neutralisation de leur mouvement par Gbagbo, qui a appliqué une interprétation toute personnelle des accords de Marcoussis. Les ministres des Forces nouvelles suspendent leur participation au gouvernement le 23 septembre 2003. L'échiquier ivoirien s'embrouille encore un peu plus, avant que Gbagbo signe, le 12 décembre 2003, une délégation de pouvoirs au premier ministre, et que les ex-rebelles annoncent leur retour au sein du gouvernement. Il reste encore à savoir quelle est la marge de manoeuvre politiquement 'tenable' de la France dans le vaste poker-menteur qu'est la crise ivoirienne, et dont elle est partie prenante. [Résumé ASC Leiden]
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